Les flamants roses sont les plus connus et les plus répandus des 6 espèces de flamants existant dans le monde. On les trouve dans le bassin méditerranéen, les côtes africaines et malgaches, ainsi qu'en Asie Mineure.
Faisant partie des échassiers, leurs longues pattes palmées leur permettent de marcher aisément dans les eaux peu profondes sans se mouiller.
Si vous les voyez posés sur une seule patte, c'est normal ! Cette posture est une position de repos pour de nombreux oiseaux, et l'organisation de l'articulation des pattes permet une stabilité sans effort.
Nom
Flamant rose (Phoenicopterus roseus)
Famille
Phoenicoptéridés
Origine
Afrique du Sud et de l'Est, Asie Mineure, Inde et Bassin Méditerranées
Habitat
Lacs et lagunes
Taille
1,2 à 1,45 m
Poids
Mâles 3 kg - Femelles 2 kg
Longévité
Environ 40 ans
IUCN
Non menacée
Alimentation
Leur bec courbé est muni de fins filaments permettant de filtrer l’eau. Ainsi, dans la nature, ils capturent le plancton animal et végétal, dont de petits crustacés flottants dans l’eau.
Comme pour beaucoup d’oiseaux, une partie de la couleur de leurs plumes provient directement de leur alimentation : les pigments de bêtacarotène qu’ils trouvent dans la carapace des crustacés planctoniques passent directement dans les plumes, leur donnant cette belle coloration rosée. Au Parc Zoologique et Botanique, il est bien sûr impossible de les nourrir de plancton, ils sont donc nourris de granulés confectionnés spécialement selon leurs besoins et contenant aussi du bêtacarotène.
Reproduction
Les flamants roses vivent constamment rassemblés en colonies.
Le site de nidification se situe dans des pays plus chauds, où la nourriture est plus abondante.
La parade nuptiale est bruyante et permet aux couples monogames de se former, puis les deux adultes amassent progressivement et en plusieurs jours un petit dôme de terre qui servira de nid. Un unique œuf est pondu au sommet de cette bosse et est couvé pendant environ 30 jours par les deux partenaires en alternance.
Après l’éclosion, le poussin quitte le nid à environ 10 jours et est nourri par du lait de jabot, un liquide blanchâtre très nourrissant qui est régurgité directement dans le bec du petit par l’un ou l’autre parent.
La colonie forme parfois des « crèches » : les petits sont rassemblés et surveillés par des adultes pendant que les parents se nourrissent dans l’eau. Ils prennent leur envol au bout de 10 à 11 semaines pour effectuer leur première migration vers l’Afrique du Nord.
Préservation de l’espèce
À l’heure actuelle l’espèce n’est pas en danger mais souffre des activités humaines comme le tourisme à pied et le vol d’engins à basse altitude qui impactent les colonies en période reproductive. La baisse du niveau de l’eau due au réchauffement climatique favorise l’accès au nid des prédateurs (renards, chiens errants) et provoque une baisse de la quantité de plancton dont ils se nourrissent. Pollution et maladies infectieuses ajoutées à un trafic d’animaux de compagnie entraînent une forte diminution des effectifs.
Les programmes de conservation in situ en Europe visent à lutter contre la pollution au plomb et à contrecarrer l’érosion des côtes pour préserver les sites de nidification.
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