Les paresseux sont des mammifères arboricoles, solitaires et nocturnes au mode de vie original : ils vivent presque toujours accrochés à une branche, la tête en bas. Leurs pattes griffues sont parfaitement adaptées à la vie suspendue dans les arbres. Dans la nature, ils ne se déplacent en moyenne que de 38 mètres par jour. Leur lenteur s’explique par un métabolisme très ralenti.
Nom
Paresseux à deux doigts (Choloepus didactylus)
Famille
Xénarthres Mégalonychidés
Origine
Amérique du Sud
Habitat
Canopée de forêts tropicales humides
Taille
50 à 70 cm
Poids
4 à 8 kg
Longévité
20 ans dans la nature et 30 à 40 ans en parc zoologique
IUCN
Non menacé
Alimentation
Comme tous les paresseux, les paresseux à deux doigts se nourrissent exclusivement de végétaux. Ils ne descendent au sol que pour changer d’arbre ou déféquer, ce qui arrive à peine une fois par semaine. Malgré leur tube digestif relativement court, leur digestion est extrêmement lente ! Pour digérer les végétaux qu’ils ingèrent, les paresseux comptent sur les bactéries présentes dans leur estomac. Celles-ci transforment la cellulose en acides gras au terme d’une longue fermentation pouvant durer jusqu’à un mois, à la manière des ruminants.
Reproduction
Chez les paresseux à deux doigts, mâles et femelles ne se rencontre que pour l’accouplement, qui peut durer jusqu’à 48 heures ! Après environ 6 mois de gestation, la mère met au monde son petit suspendue dans les arbres. Le bébé paresseux, pesant environ 340 g, s’accroche alors au ventre de sa mère et y passe les 5 premières semaines de sa vie. Les femelles seront matures sexuellement à l’âge de 3 ans et les mâles vers 4-5 ans.
Préservation de l’espèce
L’espèce n’est pas, pour le moment, menacée dans la nature, bien que son habitat soit fortement dégradé par la déforestation. L’aire de répartition des paresseux à deux doigts reste en effet très étendue. En Bolivie, leur commerce en tant qu’animaux de compagnie est malheureusement en hausse. Le Parc Zoologique & Botanique de Mulhouse soutient financièrement l’ONG « Instituto Tamandua », qui œuvre pour la conservation d’une espèce proche : le paresseux à crinière.
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