Si une grande majorité des poissons respirent avec des branchies, les dipneustes et une poignée d’autres espèces sont aussi dotés de poumons, une version simple de ce que l’on retrouve chez les vertébrés terrestres. Très résistants aux périodes de sécheresse intense qui sévissent dans la ceinture tropicale, ils ont l’incroyable capacité de vivre longtemps sans eau tout en respirant l’air atmosphérique. Ainsi, ils peuvent estiver (c'est-à-dire entrer en vie ralentie dans un cocon enterré pour survivre à l'été et à la sécheresse) pendant plus d'un an et se passer de nourriture pendant 3 ans !
Leurs nageoires au nombre de 4 (ce qui les classe parmi les tétrapodes et les différencie des autres poissons) leur permettent de se déplacer au besoin dans la boue, hors de l'eau.
Déjà présentes il y a 150 millions d'années, ces espèces jadis nombreuses et présentes dans toutes les eaux du monde ne survivent plus que dans les eaux douces ou saumâtres des continents africain, australien et sud-américain.
Solitaires et diurnes, ils apprécient les eaux acidifiées par la décomposition des végétaux.
Nom
Dipneuste africain (Protopterus annectens)
Famille
Vertébrés Protoptéridés
Origine
Zones innondables d'Afrique
Habitat
Marécages et mares temporaires
Taille
60 cm
Poids
400 g
Longévité
20 à 30 ans
IUCN
Non menacé
Alimentation
Omnivores, les dipneustes africains se nourrissent de petits poissons, de crustacés, de mollusques et de matière végétale. Ils ont des besoins faibles et peuvent se passer de manger jusqu’à 3 ans !
Reproduction
Durant la saison des pluies, les dipneustes africains creusent un nid qui leur permet de pondre leurs œufs d’environ 4 mm de diamètre. Le mâle prend en charge les œufs, qui éclosent au terme de 8 jours d’incubation. Ils quittent le nid au bout de 20 jours et le mâle continue de s’occuper des larves durant environ 2 mois. Au cours du développement des petits, leurs poumons se forment progressivement.
Préservation de l’espèce
Bien que largement pêchés et très présents sur les marchés, les dipneustes africains ne sont pas considérés comme menacés par l’Union internationale pour la conservation de la nature : leur aire de répartition est encore large, même si nous ne connaissons pas le nombre exact d’individus vivants à l’état sauvage.
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