Parc zoologique & botanique de Mulhouse

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Zoom sur la panthère de l’Amour

L’une des 8 sous-espèces de panthère

Du nom du plus long fleuve de Sibérie, la panthère de l’Amour est la sous-espèce de panthère la plus rare de toutes. Un à deux mètres de long, pesant 30 à 50 kg et armée jusqu’aux dents avec ses redoutables crocs et griffes, c’est un redoutable prédateur pour les cervidés et sangliers des forêts tempérées froides de l’Extrême-Orient russe. Sa fourrure, rase en été, s’épaissit et s’allonge (jusqu’à 7 cm) en hiver afin de la protéger des froids les plus rigoureux.

Cette panthère est donc formidablement bien adaptée à son milieu naturel, pourtant elle est gravement menacée d’extinction et classée « en danger critique d’extinction » par l’IUCN.

Menacée par le braconnage

En 1970, on comptait moins de 30 panthères de l’Amour sauvage. Aujourd’hui, la population avoisine les 100 individus grâce à des efforts soutenus de lutte contre le braconnage, qui alimente les médecines traditionnelles asiatiques notamment en divers produits thérapeutiques. La peau est aussi extrêmement recherchée et les conflits armés couplés à la déforestation ont rendus leurs proies plus rares et discrètes.

Argoun et la réintroduction dans le milieu naturel

Le zoo de Mulhouse soutient depuis longtemps la Wildcats Conservation Alliance (anciennement ALTA) qui lutte sur le terrain contre le braconnage et la déforestation. Les résultats sont tels qu’un projet de réintroduction a même vu le jour, fait pourtant rarissime pour un grand carnivore tel que la panthère !

Argoun, une panthère mâle née à Mulhouse en avril 2012, a intégré ce programme de réintroduction : élevé actuellement dans un centre d’élevage où la présence humaine est quasi-inexistante, il y a rencontré une femelle qui élèvera ses propres jeunes. Ces petites panthères naîtront donc sans avoir jamais vu un seul humain, fait indispensable pour maintenir la méfiance et la distance nécessaire à sa survie dans la nature. Ceux-ci seront prochainement relâchés dans les forêts d’origine de l’espèce afin de renforcer les populations sauvages et permettre une survie à plus long terme de ce prédateur indispensable à l’équilibre des chaînes alimentaires.

 

 

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