Parc zoologique & botanique de Mulhouse

Le Zoo de Mulhouse est un lieu touristique de Mulhouse Alsace Agglomération
x

Les oisillons du zoo

La saison des naissances se termine et les heureux évènements ont été nombreux cette année encore.

Mais si les naissances se font maintenant plus rares, vous pouvez encore venir au zoo voir les nouveaux nés récents ! Et c’est toujours un plaisir de les regarder grandir sous les soins de leurs parents, ou bien quand c’est nécessaire grâce aux soigneurs de la Maison de l’éclosion.

Nous nous intéressons ici aux oiseaux et partageons quelques photos et nouvelles des nombreuses naissances marquantes.

Des aras tout déplumés

Les perroquets sont connus pour leurs belles et longues plumes colorées… mais il leur faut du temps avant de pouvoir les arborer ! En effet, à la naissance, tous les Psittacidés (famille des perroquets, perruches, cacatoès, etc) sont entièrement nus, les yeux recouverts d’une peau fine qui ne s’ouvrira en paupière qu’à 2 semaines de vie et les plumes poussent progressivement jusqu’à l’âge de 5-6 semaines environ.

Oisillon d'ara hyacinthe

Sur la photo, ce jeune ara hyacinthe a été sorti de son nid afin de contrôler sa santé mais surtout pour équiper sa patte d’une bague de détermination, indispensable pour attester que l’oiseau provient bien d’un élevage légal et non d’une capture sauvage : les bagues, toutes référencées, sont entièrement soudées, elles ne peuvent être glissées à la patte que lors du jeune âge, donc uniquement dans le cadre d’un élevage. Cette opération obligatoire prend quelques secondes et l’oisillon est remis aussitôt au nid, installé dans la cavité d’un tronc mort.

Pendant la majeure partie de cette période, l’oisillon reste fragile et extrêmement dépendant des parents, il se trouve donc en permanence dans le nid. Ainsi, si ces derniers mois vous ne voyiez plus certains de nos perroquets, c’était très certainement qu’ils étaient au nid à s’occuper de leur oisillon !

Cette année chez les perroquets, ce sont un ara à gorge bleue (Ara glaucogularis), un ara hyacinthe (Anodorhynchus hyacinthinus) et trois aras de Buffon (Ara ambiguus) qui sont nés entre avril et juin.

Un faisan rare et précieux

Moins connu car moins médiatique, le faisan d’Edwards (Lophura edwardsi) et pourtant précieux car classé en danger critique d’extinction dans la nature par l’UICN.

C’est donc avec une immense joie que nos soigneurs ont accueilli, le 25 avril, la naissance de deux jeunes faisans d’Edwards.

Une naissance rare qui pourrait aider à la sauvegarde de l’espèce dans la nature si celle-ci venait à disparaître à l’état sauvage. On a d’ailleurs longtemps cru que les derniers survivants de l’espèce se trouvaient tous en zoo, jusqu’à l’heureuse découverte d’une population résiduelle dans les forêts denses du Vietnam.

Une femelle de faisan d'Edwards

Des ibis au Maroc

Les ibis chauve (Geronticus eremita), au Maroc, ont également failli disparaître de la nature jusqu’à la réintroduction dans leur milieu naturel d’ibis nés grâce à certains zoos, dont le Parc zoologique et botanique de Mulhouse !

Lancé en 2004, ce programme de réintroduction est venu à la rescousse de cet oiseau dont il ne restait plus que 69 couples en 2001. Aujourd’hui toujours classé en danger critique d’extinction, ses effectifs sont tout de même montés à 250 selon les meilleures estimations grâce aux efforts conjugués de ces zoos et des ONGs pour cette réintroduction.

Cette année encore, 4 jeunes ibis sont nés, visibles avec leurs parents dans la grande volière. Peut-être rejoindront-ils les autres nés au zoo de Mulhouse et qui volent aujourd’hui librement dans le ciel d’Afrique du Nord ?

Des ibis chauves à Jerez

Notons que plusieurs ibis rouges (Eudocimus ruber) sont aussi nés cette année, ainsi que, fait plus rare, des ibis huppés (Lophotibis cristata), oiseau endémique de Madagascar et lui aussi menacé dans la nature.

Le rarissime martin de Rothschild

Le martin de Rothschild (Leucopsar rothschildi), lui aussi en danger critique, est massivement et illégalement capturé dans les forêts sèches de Bali. Son chant est en effet très recherché pour des concours locaux et nationaux. C’est pourquoi l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) et le zoos de Mulhouse s’associent pour lutter contre ce fléau menant à l’extinction de nombreuses espèces d’oiseaux, dont le martin de Rothschild, mais aussi le garrulaxe bicolore (Garrulax bicolor) et le garrulaxe du père Courtois (Garrulax courtoisi) visibles au zoo. Cet été vous avez d’ailleurs participé à deux week-ends d’animation alertant le public sur ce sujet et le braconnage des oiseaux en général, qui touche aussi certaines espèces françaises.

Le martin de Rothschild

Sachant tout cela et le fait que les naissances de martin de Rothschild sont rares, vous comprendrez la bonheur que nous avons éprouvé en voyant d’abord les œufs, puis les oisillons dans le nid de notre couple de martins de Rothschild !

5 bébés harfangs des neiges !

Depuis le réaménagement de la volière des harfangs des neiges (Bubo scandiacus), ces oiseaux se sentent visiblement bien plus à l’aise : eux aussi ont élevé avec succès leurs oisillons, alors que l’an dernier des jeunes étaient morts au nid faute de soins des parents. Ainsi, 3 jeunes sont au nid avec les parents, tandis que deux autres ont été élevés par les soigneurs à la Maison de l’éclosion. De magnifiques oiseaux dont nous partageons avec plaisir quelques photos, prises en août lorsque le duvet n’était pas encore tout à fait parti.

Et bien d’autres encore…

Sarcelle de Bernier, nandous de Darwin, canards divers… La liste est trop longue pour vous la détailler de manière exhaustive ! Une bonne année pour les oiseaux donc. Mais bien sûr sans compter les mammifères avec les naissances de panthères nébuleuses, loups du Canada, loutres naines, zèbres de Grévy, tatou à trois bandes, etc… ou encore les reptiles avec 150 cistudes d’Europe en élevage et visibles à la Maison de l’éclosion !

Les louveteaux nés ce printemps

Partagez cette page