
Cet animal de la famille des cochons se distingue du phacochère par son allure plus élancée, ses oreilles longues et fines sa couleur rousse et les traits blancs qui ornent les côtés de son groin.
Vivant en groupes de 6 à 20 individus, les potamochères, appelés aussi parfois sangliers rouges des rivières, souffre de la même mauvaise réputation en Afrique de l’Ouest que le sanglier dans nos contrées : considéré comme nuisible pour les récoltes et vecteur de maladies, il est aussi chassé pour sa viande, que ce soit pour la subsistance ou pour en faire commerce.
Omnivores, les potamochères ont une alimentation très variée : tubercules, racines, insectes, vers, fruits, noix de palme…
Les potamochères recherchent leur nourriture de préférence la nuit, afin de se protéger de leurs prédateurs les lions, léopards, pythons, hyènes et bien sûr l’homme. Ils s’éloignent parfois de 4km de leur aire de repos à la recherche de nourriture et n’hésitent pas à traverser des rivières ou des plans d’eau : ce sont de bons nageurs.
Vivant en harems dans la nature (1 mâle pour jusqu’à 15 femelles), les potamochères se reproduisent en janvier-février : 1 à 6 petits par portée naissent et restent avec la mère toute une année. Ils sont sevrés à l’âge de 2 à 4 mois et son matures sexuellement à l’âge de 18 mois pour les femelles et 21 mois pour les mâles environ.
Bien qu’encore très présent en Afrique du Centre-Ouest, le potamochère est l’animal le plus chassé par l’homme avec le céphalophe, une petite antilope vivant également en forêt. Ils ne sont pas pour autant en voie de disparition et s’adaptent même à la destruction de leurs forêts en colonisant d’autres milieux. Ils pourraient également profiter de la réduction du nombre de leurs prédateurs.
IUCN : non menacé