
Il est originaire des steppes de l’Asie de l’est. Le chameau a deux bosses, il mesure environ 2 mètres et pèse plus de 700kg, ce qui ne l’empêche pas d’atteindre au galop les 65km/h !
Il est particulièrement adapté au climat aride, ses bosses de graisse sont de véritables réserves d’eau. En cas de forts vents de poussières, ses narines en fente se ferment et ses épais sourcils et paupières protègent ses yeux.
Il a été largement domestiqué et la population sauvage est réduite à moins d’un millier d’individus aujourd’hui.
Le chameau de Bactriane est phytophage principalement. Il mange des feuilles, de l’herbe et des graines. Sa bouche extrêmement dure lui permet de se nourrir également des plantes épineuses du désert.
Ce chameau sauvage possède également la particularité de pouvoir boire de l’eau salée, mais on ne peut pas encore savoir si l’animal en extrait de l’eau douce. Par contre on sait que le chameau est capable d’ingurgiter plus de 120 litres d’eau en une seule fois.
Ils vivent en troupeau. Le mâle dominant et le reproducteur, mais lors du rut les animaux se regroupent par centaines à proximité des points d’eau. La femelle met au monde un petit après une gestation de 12 à 14 mois.
Sans doute domestiqué depuis 4000 ans, le chameau de Bactriane serait le descendant de populations redevenues sauvages après leur domestication. À la fin du XIXème siècle l’explorateur russe, N.M. Prjevalski a observé de véritables chameaux sauvages dans le désert de Lobnor. En 2002 il ne restait que 950 individus à l’état sauvage au nord ouest de la Chine et en Mongolie, c’est pourquoi l’espèce est placée par l’IUCN : sur la liste des espèces en danger critique d’extinction.