
Symbole des pampas, les kamichis à collier sont endémiques des zones humides d’Amérique du Sud. Appelés « screamers » en anglais (traduit par « crieurs »), ces oiseaux ont une voix qui porte loin : on peut entendre jusqu’à 3 kilomètres à la ronde leur chant strident et peu mélodieux. Leur chant dure parfois des heures et leurs voisins leur répondent systématiquement, ce qui fait qu’ils sont très peu appréciés par les hommes dans leur milieu naturel ! Ils sont cependant élevés dans les fermes où, à l’instar des chiens ou autrefois des oies dans nos régions, ils peuvent donner l’alerte à l’approche du moindre prédateur.
Feuilles, fleurs, graines et plantes succulentes aquatiques constituent leur quotidien. Ils s’installent fréquemment dans les cultures, où ils se nourrissent et abîment les plantations.
Comme beaucoup d’espèces tropicales et subtropicales, les kamichis n’ont pas de saison de reproduction spécifique. Une fois le nid construit par les deux partenaires, ceux-ci le défendent farouchement : après avoir opposé des postures d’intimidation, ils agressent littéralement et pourchassent le moindre intrus s’approchant.
La parade nuptiale peut être particulièrement bruyante : des chants simultanés des deux partenaires accompagnés d’une marche côte à côte du mâle et de la femelle, tous deux la tête relevée très en arrière.
La couvée comporte deux à sept œufs, couvés successivement par le mâle et par la femelle.
Les kamichis sont très nombreux dans les pampas, et sont considérés comme nuisibles aux cultures. Peu farouches, ce sont des cibles faciles pour les chasseurs. Ils sont donc fréquemment chassés, d’autant qu’ils sont susceptibles de faire fuir les autres gibiers.
Très facilement imprégnés, les jeunes kamichis sont faciles à élever en fermes. Ils suivent alors les poules, les oies domestiques ou même les hommes dans tous leurs déplacements.
IUCN : non menacé