
Une disparition à brève échéance
Avec à peine plus de 2000 individus, le zèbre de Grévy est aujourd’hui le plus menacé de tous les zèbres. Disparu en Somalie (1973), les populations sont très limitées en Ethiopie et en Erythrée. On estime à moins de 50 ans la survie de ces équidés si rien n’est fait pour les protéger. La population a de plus été fortement affectée par une épidémie d'anthrax en 2005.
C’est dans la Réserve de Lewa, au nord-est du Kenya que ces zèbres connaissent une tranquillité relative grâce à une très haute surveillance.
- Le commerce des peaux et de la viande « tendre » de zèbre aggrave les problèmes liés à la cohabitation avec l’homme, ou à la compétition avec d’autres animaux.
- Les incendies de savane réduisent les espaces disponibles pour le pâturage.
Le zèbre de plaine menace le zèbre de Grévy
Ces deux espèces occupent les mêmes territoires : ils sont en compétition pour les mêmes raisons. En outre, le système social des deux espèces est différent : si les zèbres de plaine sont plus sédentaires, les zèbres de Grévy femelles se déplacent d’un territoire à l’autre en mettant en péril leur propre survie et celle de leur jeune. La rareté des points d’eau ainsi que la prédation par les lions augmente la mortalité de ressources.
Les lions préfèrent les zèbres de Grévy
En migrant, les zèbres de Grévy sont plus fréquemment attaqués par les lions : les scientifiques trouvent en effet, plus de poils de cette espèce dans les selles des grands félins.
Des Hommes et des zèbres
L’eau et les pâturages sont les ressources les plus rares des milieux arides et semi-arides. Du Kenya à l’Ethiopie, la cohabitation entre les hommes et les zèbres est rendue difficile par la forte compétition pour les prairies et les points d’eau dont l’existence n’est que saisonnière.
Le surpâturage occasionné par le bétail domestique augmente l’érosion des sols et leur appauvrissement. La fragilité des milieux s’accentue et conduit à une désertification irréversible. L’adhésion des populations locales est indispensable dans l’accomplissement d’un programme de conservation. Les études sur le terrain sont aussi effectuées par des chercheurs issus des populations tribales.
Pour une exploitation durable des ressources, il est nécessaire que les populations humaines adoptent de nouveaux comportements vis-à-vis des espèces qui, avec elles, cohabitent sur des territoires identiques.
Le Zoo de Mulhouse s’est engagé financièrement depuis 2006 auprès de la Réserve de Lewa pour la protection du zèbre de Grévy dans la nature.














