
Comme son nom ne l’indique pas, le loup à crinière ne ressemble pas à un loup mais plutôt à un renard aux longues pattes. Ces dernières sont une adaptation à la vie dans les prairies à hautes herbes d’Amérique du Sud où il vit : il peut ainsi marcher sans problème au dessus des végétaux.
Les loups à crinière ressemblent aussi aux renards sur le plan de l’alimentation : ils sont omnivores opportunistes (50% de fruits environ et 50% de viande), et ils chassent à la manière d’un renard : quand ils ont repérés leur proie (rongeurs, oiseaux ou insectes) ils sautent dessus avec les deux pattes avant afin de l’assommer et l’attraper.
Bien que dans la nature, les couples partagent le même territoire, ils ne se croisent vraiment qu’à la période des amours qui a lieu entre octobre et février sous nos latitudes (en Amérique du Sud, ils ont lieu d’août à octobre). Les petits naissent après 65 jours de gestation (environ 5 par portée, comme pour les chiens).
Les loups à crinière sont classés « quasi menacés de disparition » par l’IUCN. L’agriculture causant la destruction de son milieu naturel provoque leur raréfaction. Les réserves où ils sont protégés sont souvent proches des villes, et ils rencontrent des problèmes avec les chiens domestiques ou bien encore se font écraser sur les autoroutes. De plus, la fragmentation des populations fait que la majorité des loups à crinière sauvages (80%) sont consanguins souffrent de maladie congénitale qui fragilise les reins. L’espèce est donc en fort déclin et le nombre d’individus sauvages diminue chaque année.
IUCN : quasi-menacé