
Le loup du Canada est une sous-espèce du loup gris qui vit sur tous les continents de l'hémisphère boréal (8 en Europe et Asie, 5 en Amérique du Nord). La caractéristique de cette sous-espèce est la grande variabilité de couleurs des individus: noirs ou blancs, gris ou jaunâtres, y compris à l'intérieur d'une même portée. C'est l'un des plus grands loups puisqu'il peut peser jusqu'à 60 kg, les mâles étant nettement plus lourds que les femelles (20% en moyenne). Un couple d'adultes, dominants car plus expérimentés et plus agressifs, mène une meute de 6 à 8 animaux plus jeunes qui en sont généralement les descendants.
L'organisation sociale du loup en meute est d'abord une nécessité d'ordre alimentaire. C'est la chasse collective qui permet à ce carnivore super-prédateur de se nourrir convenablement. Un loup solitaire à la recherche d'une compagne rencontre beaucoup de difficultés pour manger. Alors, il se nourrit de petites proies (rongeurs, oiseaux, œufs, fruits). Mais en meute, les individus communiquent et se placent de manière stratégique pour attraper de gros animaux tels que cerfs, élans, bisons, etc…
Au Zoo, ils sont nourris avec de la viande de bœuf et des poulets, deux fois par semaine. Un repas pour les visiteurs a lieu le dimanche après-midi: le soigneur à l'intérieur de l'enclos anime le repas et montre très clairement que la peur du loup est infondée.
Les loups construisent des tanières en creusant le sol. Ces trous peuvent se prolonger en courtes galeries. La tanière ne sert pas au repos du loup mais à la mise bas qui a lieu au printemps (généralement en mai) après 2 mois de gestation. Seule la compagne du mâle alpha, la femelle dominante, a le droit de se reproduire dans la meute, les autres étant inhibés par la seule présence de la première. Elle met bas 4 à 6 louveteaux aveugles et inaptes qui grandiront dans la meute et pourront la quitter pour aller constituer un nouveau couple à l'origine d'une nouvelle meute.
Autrefois très répandus sur tous les continents de l’hémisphère nord, les loups ont atteint leur effectif minimum dans les années cinquante. La crainte et le mépris du loup sont encore de nos jours exacerbés dans les régions où celui-ci est revenu après avoir été longtemps absent.
Lorsque l’économie d’un pays ne tient qu’à l’élevage d’animaux de pâturage, le loup est perçu comme un élément nuisible à éradiquer.
Le rôle écologique du loup est principalement le contrôle de la surpopulation du gibier mais il est également utile pour l'élimination de cadavres et détritus.
En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne (1979), et par la Directive Habitat (sites Natura 2000).
De retour en France depuis 1992, le loup y est protégé par un arrêté ministérieldepuis 1993.
IUCN: non menacé